Passionnés de scooter youngtimers, laissez moi vous raconter comment j’ai acheté mon MBK Booster Power Rocket !

Vendredi 2 août 2019, alors que j’étais en pleine modération du groupe Les reliques du 2 roues, une annonce saute à mes yeux !

Le post Facebook, qui est un lien partagé d’une annonce du site Leboncoin, laisse apparaître : “Booster Rocket 750 €”. Ni une, ni deux, je clique sur le lien pour en savoir plus.

Une fois sur le site leboncoin.fr, je cherche à détecter si c’est un bon plan ou une arnaque. Trois photos différentes d’un Booster Rocket tout d’origine (esthétique et moteur), suffisent à m’encourager à lire la description.

Brève, mais complète cette dernière indique :

  • Booster Rocket de 2002
  • 2e main
  • 13500 km
  • tout d’origine (débridé)
  • utilisé par une fille

Conforté à l’idée que ce scoot fait partie de ces perles rares à ne pas laisser passer, je décide de contacter le vendeur. Pour maximiser les chances de réponses, je lui envoie un mail dans lequel j’indique que je suis intéressé par le Rocket et je compte le contacter par téléphone.

Première sonnerie, pas de réponse. Deuxième sonnerie, toujours rien. Troisième, personne ne décroche. Je tombe sur la messagerie, je laisse une message vocal. Tous mes espoirs s’effondrent, le scoot est probablement vendu.

Smartphone en mains, me voici reparti à scroller mon fil d’actu Facebook en écoutant le dernier album de Travis Scott quand tout à coup le téléphone sonne.

Numéro non enregistré dans mon téléphone. Tant pis je décroche timidement mais curieux de savoir qui est ce mystérieux contact.

  • “Allo, oui ?”
  • “Bonjour, vous avez tenté de me joindre ce matin à propos du scooter.”
  • “Bonjour, oui en effet.” Dans ma tête je jubile.
  • “Je l’ai toujours, j’ai des appels mais vous avez été le premier à me contacter.”
  • “Super merci ! Les photos sont bien celles du scoot ?”
  • “Oui, ma femme les a prises ce matin !”
  • “Parfait !” Je me dis que c’est un très bon plan. “Je peux venir le voir ?”
  • “Oui, quand ?”
  • “En début d’après midi c’est possible?”
  • “Oui, 14h30 ?”
  • “C’est bon pour moi, envoyez moi votre adresse par mail”
  • “Ok je fais ça dans les minutes qui suivent”
  • “Merci à toute à l’heure !”
  • “Au revoir.”

Rendez-vous pris, je file à la banque retirer les 750 € même si au fond j’espère bien négocier un peu le prix.

14h30 me voici devant chez le vendeur. Il m’accueille avec sa femme et sa fille. Le scooter est dans le garage. Ils le sortent et là c’est la surprise !

Les photos disaient vrai ! Un Rocket Viper Blue tout d’origine gravé ICA ! Le même que celui que j’avais à mes 17 ans ! Dans ma tête je me dis que je dois impérativement repartir avec mais je constate quand même qu’il y a quelques carénages à changer.

En faisant le tout je m’aperçois que le bec avant est fendu (moulure avant pour les puristes), que le sabot et le bas de caisse ont perdu de leur éclat mais tous les silent bloc et la visserie d’origine sont présents. Un détail qui prouve que le scoot n’as pas été trafiqué.

Le scoot est intéressant mais il y a des frais à prévoir. Dans ma tête je calcule rapidement en prenant en compte la flambé des prix des pièces origine Yamaha suite à l’arrêt de la production des scooters en 2018. C’est un coup de 200 € à prévoir en plus mais ça vaut le coup vu l’état du scoot.

Je discute avec le vendeur qui me dit l’avoir acheté aux premiers propriétaires qui avaient fait gravé le scooter lors de son achat en concession. Au compteur 13713 kilomètres. L’actuelle utilisatrice vient d’avoir le permis, le scooter n’a plus aucune utilité. Scénario classique !

Je fais remarquer aux propriétaires que les pneus sont usés, que le carénage avant est fendu et que certains sont ternis par le soleil afin de pouvoir négocier le prix à la baisse.

A ma grande surprise, les vendeurs précisent que le tablier intérieur est cassé et qu’ils n’ont plus la clef. Dans ma tête le prix d’achat chute quand les dépenses à prévoir augmentent mais je reste décidé à l’acheter.

Je teste le scooter (cosse au démarreur débranchée pour le démarrer). Il tourne comme une horloge. A mon retour, nous venons à discuter du prix.

J’offre 600 €. La réponse des vendeurs ne tarde pas. Ils me proposent 650 € avec un jeu de serrures neuf qu’ils commanderont chez un pro du coin.

Je demande s’il s’agit de pièces origine Yamaha. A 30€ (prix indiqué par le professionnel) je comprends que c’est de l’adaptable. Je propose donc de les changer moi même pour être sûr de prendre celles d’origine constructeur et maintiens mon offre à 600 € qui finit par être acceptée !

D’accord sur le prix, nous décidons de nous retrouver en fin de journée pour finaliser la vente le temps d’imprimer des actes de vente et de retrouver tous les papiers.

A 18h, je vérifie en présence des vendeurs que tous les numéros indiqués sur la carte grise correspondent à ceux gravés sur le scooter et je paye. Actes signés, papiers remis, me voici officiellement, en ce vendredi 2 août, propriétaire du Booster Rocket.

Maintenant la recherche des pièces à commander pour la restauration va commencer, suite au prochain épisode !